Danielle Cormier et Vincent Thériault
Dans l’idée de voir se rencontrer certains des questionnements que soulèvent nos pratiques respectives, nous avons décidé de développer un projet en étroite collaboration.La collecte d’empreintes sonores issues du site et de ses environs s’est avérée être le point de départ d’une réflexion commune sur la relation entre l’espace de réalisation et celui de diffusion du projet.
L’usage de boîtes pour à la fois contenir et diffuser les sons s’est rapidement manifestée comme une ligne directrice. L’objet-boîte active une résonnance entre le site, le lieu de diffusion et la boîte elle-même. Les fenêtres ouvertes permettent aux sons extérieurs, intérieurs et pré-enregistrés de s’entremêler. Enfin, le sol de la pièce, utilisé comme transmetteur de fréquences, agit également à titre de liant entre les espaces-boîtes et l’espace architectural.
Ce projet s’inscrit dans un désir plus général d’activer un lieu par les sons à travers l’expérience de leur matérialité et de leur épaisseur. Les nuances modulent la pièce, invitant autant à un état d’attention particulier aux choses qu’à une expérience plus globale de l’espace à travers nos propres déplacements.


